La crise du SIDA qui a éclaté dans les années 80 a grandement contribué à promouvoir la recherche sur les virus qui avait, jusque-là été éclipsée par la recherche sur les bactéries. Alors que l’industrie pharmaceutique s’affairait à développer de nouveaux médicaments antiviraux de nombreuses études scientifiques ont validé l’action antivirale des HE et confirmé ce que l’expérience empirique avait déjà démontré depuis des décennies (1).
En 1987 R. Deininger et A. Lembke présentèrent, à Cologne, au premier Congrès International de Phytothérapie, les résultats de leurs importants travaux sur les propriétés antivirales des HE (2). Ils ont pu prouver, in vitro, que de nombreuses HE et leurs composantes peuvent inhiber les virus sans causer de dommages aux cellules saines.
En 1995, R. Deininger présenta, à San Francisco, au Congrès d’aromathérapie organisé par le Pacific Institute of Aromatherapy, les résultats de ses propres travaux, in vitro et in vivo, confirmant et élargissant les résultats des travaux antérieurs sur les propriétés antivirales des HE (3). Depuis ce temps les travaux sur la question ne cessent de s’accumuler et de confirmer les remarquables propriétés antivirales des huiles essentielles. Une revue par Jürgen Reichling, en 2009 (4), dresse un bilan exhaustif des activités antibactériennes, antifongiques et antivirales des huiles essentielles
Au cours des dernières années les travaux de recherche sur les propriétés antivirales des huiles essentielles se sont multipliés; les résultats sont impressionnants et incontestables. En 2020 une revue (4) de l’ensemble de ces travaux sur les huiles essentielles et leurs composantes ont montré une activité antivirale contre une large gamme de virus, notamment :
- Virus enveloppés :
- Virus de syndrome respiratoire aigu sévère SRAS-CoV, apparu en 2002, l’huile essentielle de Laurus nobilis (laurier) inhibe ce virus
- Virus de l’herpès humain (HSV-1 et HSV-2) : plusieurs huiles essentielles, comme Illicium verum (anis étoilé), Melaleuca alternifolia (tea tree), Origanum compactum (origan), Eucalyptus globulus (eucalyptus), et Rosmarinus officinalis (romarin), ont démontré une forte activité antivirale contre le HSV. Certaines sont même efficaces contre les souches résistantes à l’acyclovir.
- Virus de la grippe (Influenza A et B) : les huiles essentielles Thymus vulgaris (thym), Cinnamomum verum (cannelle), Citrus aurantium var. bergamia (bergamote), Pogostemon cablin (patchouli), et Lavandula angustifolia (lavande), ainsi que des composants comme la germacrone et le β-santalol, ont déployé une activité antivirale efficace contre les souches de grippe, y compris celles résistantes aux médicaments.
- Virus de l’immunodéficience humaine (HIV-1) : les huiles essentielles Thymus vulgaris (thym), Cymbopogon citratus (citronnelle) et Rosmarinus officinalis (romarin) ont en mesure d’entraver la synthèse de protéines virales essentielles.
- Virus de la fièvre jaune : les huiles essentielles Lippia alba (verveine blanche) et Citrus aurantium (orange amère) ont montré une activité antivirale.
- Virus Zika : l’huile essentielle d’Ayapana triplinervis (Ayapana) et son principal composant, le thymohydroquinone diméthyl éther, ont montré une forte activité antivirale.
- Virus de l’hépatite bovine (BVDV) : les huiles essentielles de Ocimum basilicum (basilic) et de Lippia graveolens (origan mexicain) ont montré une activité antivirale.
- Virus syncytial respiratoire (RSV) : l’huile essentielle Lippia graveolens (origan mexicain) et son composant principal, le carvacrol, ont montré une activité antivirale.
- Virus non enveloppés :
- Virus Coksakie : les huiles essentielles Eucalyptus globulus (eucalyptus) et Chenopodium ambrosioides (chénopode) ont montré une activité antivirale.
- Rotavirus humain : l’huile essentielle Origanum compactum (origan) et son composant majeur, Le, carvacrol ont montré une activité antivirale.
- Norovirus murin : l’huile essentielle Origanum compactum (origan) et le carvacrol ont montré une efficacité antivirale.
- Autres virus :
- Virus de la dengue : des composants comme le β-caryophyllène et la germacrone ont montré une activité antivirale.
- Virus de la fièvre jaune : les huiles essentielles Lippia citriodora (verveine odorante) et Lippia alba (verveine blanche) ont montré une activité antivirale
- Virus de la grippe aviaire (H5N1) : les huiles essentielles Citrus aurantium (orange amère) et de Citrus margarita (kumquat ovale) ont montré une activité antivirale.
- Virus de l’herpès bovin 2 : l’huile essentielle Lippia graveolens (origan mexicain) et le carvacrol ont montré une activité antivirale.
- Divers
- L’huile essentielle Melaleuca alternifolia (Tea tree) inhibe la réplication d’influenza A⁄PR ⁄ 8 virus H1N1 à 0,0006%. Elle est active contre HSV-1 et HSV-2 à 0,0008% .
- L’huile essentielle Eucalyptus globulus est active contre HSV-1 à 0,009% et HSV-2 à 0,008%
- L’huile essentielle Melaleuca alternifolia (Tea tree) inhibe le virus de la grippe aviaire H5N1 et sous-types H7N3 et H9N2.
- L’huile essentielle Melaleuca alternifolia (Tea tree) et de l’huile essentielle Eucalyptus globulus (eucalyptus) en aérosols en tant que désinfectant contre le virus de la grippe A et le phage M13 d’ E. Coli. : les deux sont capables d’inactiver les virus à plus de 95% en 5 à 15 min d’exposition.
- La valeur IC50 de β-Caryophyllène, contre le virus de l’herpès humain de type 1 (HSV-1) est de 0,25 µg/ml; cette valeur indique que β-Caryophyllène est un composant très puissant, avec une concentration très faible nécessaire pour réduire l’infection virale de 50 %..
La lutte contre les virus demeure un grand défi pour la médecine moderne. Les antiviraux allopathiques ont une efficacité limitée, ils peuvent causer de sérieux effets indésirables et ils sont relativement chers. De plus, à l’instar des bactéries, les virus ont tendance à développer une résistance contre ces médicaments (5, 6,7, 8, 9) ce qui ne s’observe pas avec les huiles essentielles L’aromathérapie apparait donc comme une alliée de choix dans la lutte contre les infections virales, surtout depuis l’émergence de souches résistantes aux thérapeutiques classiques
Mécanismes d’action et expérimentations scientifiques
Comme pour la plupart des produits naturels, il existe peu d’études cliniques, réalisées sur l’homme, pour confirmer les résultats obtenus en laboratoire in vitro ou in vivo. Toutefois, les tests pour mettre en évidence les propriétés antivirales des huiles essentielles sont les mêmes que ceux qui sont utilisés pour tester les médicaments antiviraux de synthèse. Les plus communs sont les tests de réduction de plaques ou de réduction de rendement viral qui évalue la capacité de l’actif à inhiber la production de virus dans une culture de cellules de mammifères ou le dosage virucide qui détermine si le composé inactive le virus avant l’infection
L’étude de l’efficacité antivirale des huiles essentielles est difficile en raison de la diversité des virus et de la grande complexité des huiles essentielles. Chaque virus possède des modes de réplication bien particuliers, notamment selon qu’il s’agit d’un virus à ADN ou d’un virus à ARN. Le déroulement de la réplication virale se déroule en six étapes :
- L’adsorption: au cours de cette étape, il y a liaison d’une protéine virale à un récepteur de la membrane cellulaire
- La pénétration: selon les virus, il existe plusieurs mécanismes de pénétration du virus à l’intérieur de la cellule. Les virus nus (ex. poliovirus) peuvent pénétrer par pinocytose (absorption de petites particules au moyen de petites vésicules de diamètre inférieur ou égal à 150 nm). Les virus enveloppés (ex. virus de l’influenza) peuvent pénétrer par endocytose (absorption de grosses particules par des vésicules de diamètre toujours supérieur à 250 nm, processus au cours duquel la membrane d’une cellule enveloppe et absorbe une particule)
- La décapsidation :après la pénétration il y a libération de l’acide nucléique qui est enveloppé dans une capside protéique.
- La réplication ou multiplication virale: lors de cette phase, il y a réplication du génome, transcription du génome en ARN messagers et traduction des ARN messagers en protéines.
- L’assemblage : il y a assemblage et maturation des virus dans les cellules infectées. Il y a encapsidation du génome. Les virus enveloppés acquièrent leur enveloppe
- La libération: les virions reconstitués sont libérés à l’extérieur de la cellule. la lumière des données actuelles issues des récentes études effectuées sur les virus de l’herpès (HSV-1 et 2), de l’influenza A et d’autres virus les huiles essentielles ou leurs composantes peuvent intervenir à chacune des étapes du cycle de vie des virus. Leurs activités antivirales peuvent être regroupées en trois modes distincts mais complémentaires: activité viruide, activité anti adsorption et activité anti réplication.
A la lumière des données actuelles issues des récentes études effectuées sur les virus de l’herpès (HSV-1 et 2), de l’influenza A et d’autres virus les huiles essentielles ou leurs composantes peuvent intervenir à chacune des étapes du cycle de vie des virus. Leur activités antivirales peuvent être regroupées en trois modes distincts mais complémentaires: activité virucide, activité anti-adsorption et activité anti-réplication.
1. Activité virucide: les huiles essentielles sont capables de détruire directement les virus.
Ce mécanisme d’action a été expérimentalement démontré par Jürgen Reichling (4) sur les virus de l’herpès (HSV-1 et 2). Les conclusions de ses travaux et de ceux de nombreux autres chercheurs (5, 10, 11, 12), sur différents virus, sont les suivantes :
- Les huiles essentielles sont très efficaces pour inactiver les virus libres à ADN (ex.HSV-1 et HSV-2) ou à ARN (ex. dengue type 2) et prévenir leur pénétration à l’intérieur des cellules;
- Les huiles essentielles Origanum compactum (origan)et Eugenia caryophyllus (clou de girofle) exhibent une forte activité antivirale contre plusieurs virus nus à ADN (adénovirus 3), ou à ARN (poliovirus, virus coksakie B1) (18). De même l’huile essentielle Cinamomum cassia (fe) (cannelle de Chine) et le cinnamaldéhyde qu’elle contient majoritairement tuent directement l’adénovirus (3,19);
- Les huiles essentielles, sauf exceptions (voir : activité anti-réplication), sont plus ou moins efficaces pour inactiver les virus intracellulaires;
- Toutes les huiles essentielles testées se sont révélées efficaces contre les virus, en particulier contre les souches résistantes à l’acyclovir HSV-1; la propriété antivirale semble être une propriété universelle des HE;
- Les huiles essentielles empêchent les virus de se propager d’une cellule à l’autre;
- L’activité antivirale des huiles essentielles se manifeste bien en deçà du niveau cytotoxique ce qui garantit leur innocuité.
2. Activité anti-adsorption: les huiles essentielles empêchent les virus de pénétrer à l’intérieur des cellules hôtes.
Quoique cette activité soit moins bien documentée que la précédente, des études ont mis en évidence que certaines huiles essentielles ou molécules de celles-ci sont capables d’empêcher la pénétration des virus à l’intérieur des cellules hôtes. Voici quelques exemples :
- L’huile essentielle de Melissa officinalis empêche le virus de l’influenza A de s’attacher aux récepteurs contenant de l’acide sialique à la surface des cellules hôtes de l’épithélium pulmonaire (13).
- L’huile essentielle de Melaleuca alternifolia, en raison de la présence du terpinéol-4, l’une de ses principales molécules bioactives, prévient l’attachement du virus de l’influenza à la cellule hôte en fusionnant avec l’hémagglutinine à la surface du virus de l’influenza (14).
- Lors de tests effectués sur le virus de l’herpès les huiles essentielles de Pinus mugo et de Citrus limon (z.) ont inhibé l’adsorption du virus et contribué à réduire de 80% l’infectivité du HSV-1 et du HSV-2 (4,15, 16)
3. Activité anti réplication: les huiles essentielles empêchent la formation de nouveaux virions par la cellule hôte infectée.
De nombreuses recherches y ont été consacrées et divers mécanismes ont été mis à jour, en particulier pour le virus de l’influenza:
- Dès l’entrée du virus de l’influenza dans la cellule hôte Melaleuca alternifolia (tea tree) empêche sa décapsidation mettant ainsi un terme à son cycle de réplication; cet effet est attribué aux molécules terpinéol-4-ol, α-terpinéol and terpinolène (20, 21).
- Plusieurs huiles essentielles et leurs composantes (Cinnamomum verum (fe) (cannelle), Cymbopogon flexuosus (lemongrass), Citrus aurantium var. bergamia (z) (bergamote), Thymus vulgaris thymoliferum (thym), Eucalyptus globulus (eucalyptus), Eugenia caryophyllus(clou de girofle) sont capables d’inhiber l’activité de la protéine 2 (M2) du canal ionique et l’hémagglutinine (HA) du virus de l’influenza (H1N1) ce qui a pour effet d’empêcher la fusion des membranes endosomales et virales et de poursuivre plus loin la réplication virale. Lavandula angustifolia et Pelargonium graveolens peuvent aussi réussir à inhiber l’hémagglutinine mais seulement à de fortes concentrations (22).
- L’autophagie est un mécanisme normalement utilisé par les cellules hôtes infectées pour dégrader et éliminer, par l’intermédiaire des lysosomes, les virus intracellulaires. Malheureusement le virus de l’influenza peut détourner ce mécanisme à son avantage en empêchant la maturation des autophagosomes et leurs fusions avec les lysosomes, ce qui bloque la dégradation du virus et lui permet de proliférer allègement! On a démontré, avec des cellules infectées par 8 souches différentes de virus de l’influenza, que l’huile essentielle Eugenia caryophyllus (clou de girofle) et l’eugénol peuvent rétablir le mécanisme normal de l’autophagie et ainsi assurer la dégradation des virus par les lysosomes (23).
- Le β-santalol, un sesquiterpénol extrait de Santalum album (bois de santal), freine la synthèse du génome viral de l’influenza dans le noyau de la cellule hôte, réduisant d’autant la synthèse des protéines virales dans le cytoplasme (24).
- La germacrone, une sesquiterpénone, présente dans Geranium macrorrhizum (géranium bulgare), Curcuma longa (curcuma)et Ledum groenlandicum, (thé du Labrador) et le cinnamaldéhyde, composante majoritaire de Cinnamomum cassia (fe) (cannelle de Chine)et de Cinnamomum verum (éc) (vraie cannelle) bloquent la synthèse des protéines virales dans le la cellule hôte et stoppent la croissance du virus de l’influenza (25).
- À l’étape finale de la libération, les protéines virales et le matériel génétique du virus de l’influenza migrent vers la membrane cellulaire et deviennent un virus en devenir. Pour s’échapper de la cellule hôte et se répandre l’enzyme neuramidase (NA) doit percer cette membrane. L’huile essentielle Cinamomum verum (fe) (vraie cannelle), l’eugénol(Eugenia caryophyllus) et le patchoulol (Pogostemon cablin) inhibent l’activité de la NA du virus H1N1(22, 26).
Le grand avantage des huiles essentielles
Les recherches actuelles confirment les propriétés antivirales des huiles essentielles et révèlent leurs multiples mécanismes d’action. Nul doute que les recherches futures nous en révéleront davantage encore et que nous ne sommes pas au bout de nos découvertes! Elles sont nos meilleures alliées dans la lutte contre les virus pathogènes.
Le grand avantage qu’ont les huiles essentielles sur les médicaments antiviraux est leur non-sélectivité. Les médicaments antiviraux sont très sélectifs ; ils ne ciblent qu’un seul mécanisme de la réplication virale ce qui permet aux virus de développer une résistance envers ces médicaments. Les huiles essentielles, au contraire, sont non sélectives et peuvent cibler plusieurs mécanismes différents ce qui empêche le développement de toute résistance. Prenons les exemples de l’acyclovir (Zovirax), utilisé contre l’herpès, et l’oseltamivir (Tamiflu) utilisé contre l’influenza.
L’acyclovir
L’acyclovir est un nucléoside artificiel où le pentose (sucre cyclique à 5 carbones) de la guanosine naturelle a été remplacé par une structure acyclique constituée d’une chaîne hydrocarburée. Son champ d’action est très restreint; il agit uniquement contre certains virus comme l’HSV-1 et l’HSV-2. Son mécanisme d’action est très spécifique.
L’acyclovir est converti en acyclovir monophosphate, par la thymidine-kinase virale. Ensuite, le monophosphate est phosphorylé en acyclovir diphosphate puis en acyclovir triphosphate par des kinases cellulaires. L’acyclovir triphosphate est un très puissant inhibiteur de l’ADN polymérase virale (enzyme intervenant dans la réplication de l’ADN). L’acyclovir triphosphate agit aussi en s’incorporant dans l’ADN viral, bloquant la terminaison de la chaîne de l’ADN viral et faisant ainsi avorter la réplication virale.
Les souches résistantes du virus de l’herpès parviennent à déjouer ce mécanisme spécifique en réduisant la production de thymidine-kinase nécessaire à l’activation de l’acyclovir, en ne phosphorylant que la thymidine naturelle et non l’acyclovir ou en modifiant l’ADN polymérase pour qu’elle devienne résistante à l’effet d’inactivation de l’acyclovir triphosphate.
Les huiles essentielles, comme Melaleuca alternifolia, disposent de nombreux mécanismes d’action non spécifiques et demeurent efficaces contre les virus résistants à l’acyclovir
L’oseltamivir
L’oseltamivir agit de manière spécifique sur le virus de la grippe en inhibant la neuramidase (NA) une enzyme présente sur sa surface. Lorsque la neuraminidase est inhibée, le virus ne peut se libérer de la cellule hôte et la propagation de l’infection est enrayée. L’oseltamivir agit sur la neuraminidase du virus de la grippe de type A (le plus courant) et du virus de la grippe de type B.
Les virus peuvent devenir résistants à l’oseltamivir simplement au moyen d’une légère mutation de la protéine de la neuramidase (NA) où l’acide aminé à sition 274, l’histidine, est remplacé par la tyrosine. Toutefois cette mutation n’affecte en rien la capacité des huiles essentielles de neutraliser ces virus puisqu’elles ciblent de nombreux mécanismes moléculaires.
Au mieux l’oseltamivir peut réduire d’environ une journée la durée moyenne d’une grippe de cinq ou six jours. Voilà un bien modeste bienfait conféré par ce médicament de Big Pharma!
En 2009, lors de la saison de la grippe porcine H1N1, Anthony Fiore M.D. et agent de liaison du CDC a affirmé que l’oseltamivir n’était pas efficace pour prévenir ou traiter l’influenza. De plus il révéla que 264 des 268 souches du virus H1N1 testées au cours de la saison 2008/2009 étaient résistantes à l’oseltamivir (27)!
Les huiles essentielles avec leurs indéniables activités antivirales ont beaucoup plus à offrir! Ce sont nos grandes alliées dans la défense contre les virus pathogènes.
Maurice Nicole ND.A
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